Commémoration des événements du 18 mai 1944

75e anniversaire

Le 18 mai 1944 vers midi, au 25 Cité des Fleurs, la Gestapo arrêtait huit résistants dont l’un réussissait à s’échapper : Jean Meyer. Colette Heilbronner, elle, était exécutée sur place. Les autres furent déportés, dont Roland Haas, décédé récemment, et Jean Samuel, toujours vivant. Ils appartenaient au réseau Plutus, le plus important réseau de faux papiers de toute la Résistance. Plutus était d’ailleurs l’un des pseudonymes de Pierre Kahn-Farelle, chef de réseau implanté à Lyon. Cette année-là, de nombreuses arrestations eurent lieu dans cette ville afin de décimer le réseau. L’urgent pour celui-ci fut donc de recréer le service de l’identité et des faux papiers sur Paris. Le 25 Cité des Fleurs fut d’abord l’un des lieux d’action choisis par le réseau dans la capitale, puis, le danger se rapprochant, le réseau décida de les évacuer et étudier en urgence une réorganisation. Le lieu de ce dernier rendez-vous : 25, Cité des Fleurs.

La cérémonie du 75e anniversaire de la tragédie du 25 Cité des Fleurs, avec dépôt de gerbe par monsieur le Maire du 17e devant la plaque commémorative, s’est déroulée le jeudi 16 mai 2019 et était suivie d’une conférence-débat. La commémoration s’est faite en présence de Jean Samuel, dernier survivant de ces événements, et des enfants de Roland Haas, arrêté lui aussi le 18 mai 1944.

Ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe

Flamme du Souvenir, Flamme de la Nation, Flamme de l’Espérance

En ce jour du 29 avril 2019, 74 ans après la libération du camp de Dachau et le lendemain de la Journée nationale de la Déportation, l’Amicale de Dachau se rassemblait autour du cénotaphe pour le ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe, représentée par Pierre Schillio, secrétaire général de l’Amicale.

Comme chaque soir à 18 h 30 – et ce, depuis le 11 novembre 1923 –, le clairon sonne en souvenir de nos martyrs et de nos héros de guerre. À ce jour, 760 associations d’anciens combattants honorent la Flamme, et nous étions avec La Légion, et un collège d’Australie, afin de rendre hommage au soldat inconnu.

La cérémonie a débuté par un défilé jusque sous l’Arc de Triomphe, avec les porteurs de gerbes en tête, suivis des porte-drapeaux et des membres de l’Amicale.

Au son du clairon et du tambour de la Garde Républicaine, nous avons assisté à la mise en place du drapeau de la Flamme. Ambiance solennelle, chaque pas millimétré de La Légion donnait le tempo d’une musicalité dans les gestes et le vent légèrement sifflotant.

Puis sont arrivés le commissaire de la Flamme, et Pierre Schillio, Mathilde et Anne-Laure Quentin pour la dépose de la gerbe, haute en couleurs près de la Flamme.

Trois jeunes représentants de chaque association ont ouvert la trappe à l’aide d’un glaive afin de raviver la Flamme, les drapeaux se sont inclinés, et il s’est ensuivi une minute de silence.

Cette Flamme du Souvenir, valeureux symbole – du grec symbolon, qui signifie rassembler, mettre ensemble –, a justement réuni des déportés, des familles et amis présents aux côtés de Pierre Schillio. Et comme disait Victor Hugo :

« Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l’œil du vieillard, on voit de la lumière »
(Booz endormi, extrait de La Légende des siècles)

De nombreux spectateurs, venus pour l’occasion, observaient attentivement et reprenaient à l’unisson la Marseillaise, sous le tonnerre du tambour.

Le temps fut enfin venu pour la signature du livre d’or et la salutation des membres de l’Amicale le long de la dalle.

Ce cérémonial quotidien rend hommage à celles et ceux qui ont servi la France, notre Nation, où clairon et tambour sonnent et entonnent la mélodie de la Paix devant cette Flamme de l’Espérance.

« Honneur à nos grands morts. Grâce à eux, la France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’humanité, sera toujours soldat de l’idéal. » George Clémenceau

Sandra QUENTIN

Cérémonie de Cholet – Journée nationale de la Déportation

Comme toutes les régions de France en ce dernier dimanche d’avril, la Ville de Cholet organisait sa cérémonie en mémoire de la Déportation.

Accueillis par monsieur Gilles Bourdouleix, maire de la cité des bords de la Moine, les porte-drapeaux et associations se sont rassemblés devant le monument Creach-Ferrari. C’est monsieur Clément Quentin, aujourd’hui dans sa quatre-vingt-dix-neuvième année, qui a lu le message des associations d’anciens déportés, avant que les autorités ne déposent leurs gerbes. Pour l’État, ce fut monsieur Michalak, sous-préfet, et pour la Ville, monsieur Bourdouleix accompagné de monsieur Quentin. Ils se sont ensuite déplacés de quelques mètres pour s’incliner devant le monument des Juifs de Cholet arrêtés et massacrés à Auschwitz. Monsieur le Maire a rappelé que la place Creach-Ferrari, en accueillant maintenant le monument de la 1ère Armée de Lattre de Tassigny, était le lieu de recueillement pour toutes les cérémonies liées à la Seconde Guerre mondiale.

Rappelons que la Ville de Cholet est membre de notre Amicale et nous l’en remercions sincèrement.

Rencontre éducative au lycée Hélène Boucher

Ils étaient trois de l’Amicale à intervenir le 29 mars 2019 au lycée Hélène Boucher, dans le 20e arrondissement de Paris : Jean Samuel, Pierre Schillio et Joëlle Delpech-Boursier.

Cette rencontre, qui a lieu tous les ans, est organisée par l’ADVR (Association de Défense des Valeurs de la Résistance). Son président, monsieur Yves Blondeau, a collaboré avec la proviseure du lycée Hélène Boucher, madame Nouis, afin de proposer une soirée entre les élèves du lycée et des résistants, déportés, enfants cachés et auteurs d’ouvrages de témoignage.

Plus de 150 lycéens étaient présents, tous volontaires, répartis par 15 autour d’une table et son orateur.

Il est remarquable que ces jeunes, âgés de 16 à 18 ans, soient volontaires pour entendre raconter cette période de notre Histoire. Les questions étaient très pertinentes, les échanges riches… Beaucoup d’espoir, donc, en ce qui concerne la transmission de la Mémoire.