Message pour la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation
Le dernier dimanche d’avril, notre nation est appelée à rendre hommage aux victimes et héros de la déportation disparus dans les camps de concentration et les centres d’extermination nazis. La mort par le gaz, le travail forcé, la faim, la soif, les sévices de toutes sortes : tel était le traitement infligé à tous ceux que les nazis considéraient comme des ennemis du Reich en raison de leur engagement dans la Résistance, de leurs choix politiques, de leurs convictions religieuses, de leur mode de vie, ou même sans raison particulière pour toutes les victimes des rafles.
Lorsque les armées alliées entrèrent dans les camps, elles ont été confrontées à l’horreur de l’enfer concentrationnaire. Parmi les milliers de cadavres qui jonchaient le sol, des survivants erraient parmi les décombres, regards vides, corps décharnés : des enfants, des femmes et des hommes dont l’identité avait été retirée pour mieux les avilir. Il s’agissait d’une entreprise systématique de déshumanisation poussée à l’extrême jusqu’à la pratique d’expériences pseudo-médicales par des médecins nazis sans aucun scrupule.
Malgré l’avancée des forces alliées sur tous les fronts, le IIIe Reich n’a pas renoncé à son dessein mortifère. Il ordonne l’évacuation des survivants des camps qui se transforme en d’impitoyables Marches de la Mort.
Les déportés qui sont revenus de cet enfer, ont vécu un retour difficile à la vie et à la liberté. Mais, fidèles aux serments prêtés à leurs camarades disparus, les survivants ont, malgré leurs propres traumatismes ou la difficulté d’être crus, pris le chemin courageux du témoignage.
Au moment où les derniers déportés nous quittent, la remémoration de leurs engagements et de leurs sacrifices doit continuer d’être un rempart contre l’ignorance, l’oppression et l’antisémitisme. Aujourd’hui se jouent de nouveaux équilibres mondiaux dans des rapports de force anxiogènes, et le combat des déportés, attachés au respect du droit international porté par le tribunal de Nuremberg, ne doit pas rester vain.
La mémoire de la déportation s’inscrit dans le patrimoine immatériel de l’humanité en ce qu’elle a de plus sombre, aussi sa transmission se veut-elle un acte de confiance à l’égard des jeunes générations dont la conscience et la responsabilité doivent permettre de garantir les valeurs civilisatrices de paix, de liberté, de dignité pour tous.
Ce message a été rédigé conjointement par La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP), La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD), L’Union Nationale des Associations de Déportés et Internés de la Résistance et Familles (UNADIF – FNDIR)
Cérémonie du ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe
Depuis sa création en 1945, l’Amicale de Dachau est présente chaque année, à la fin du mois d’avril, sous l’Arc de Triomphe, afin de raviver la Flamme et de déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu. Cette cérémonie est pour nous l’occasion de commémorer la Journée nationale de la Déportation, mais également de rendre un hommage particulier à la libération du camp de Dachau.
Outre les représentants et membres d’associations mémorielles, de nombreuses personnalités officielles étaient présentes sous l’Arc de Triomphe le 26 avril dernier. On notera notamment la présence de Mme la ministre Aurore Bergé, ainsi que celle de M. le maire de Paris, Emmanuel Grégoire.



Hommage à Jules Guihard et aux déportés de Combourg lors de la Journée du souvenir de la Déportation
Le 25 avril 2026, à Combourg, place des Déportés, Bertrand Gicquel et Sandra Chelloug, arrière-petit-neveu et nièce de Jules Guihard (1893-1945), tous deux membres de l’Amicale, Lionel Flambard, président des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation d’Ille-et-Vilaine (35) et membre du conseil d’administration de l’Amicale de Dachau, ainsi que le comité du Souvenir Français de la Bretagne Romantique, présidé par Thierry Mazurier, étaient présents pour rendre hommage aux victimes de la Déportation, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir.
Cette cérémonie a permis de rappeler le parcours de Jules Guihard, résistant de Combourg. Arrêté le 26 novembre 1943, il fut emprisonné à la prison Jacques-Cartier de Rennes, où il subit des interrogatoires et la torture. Incarcéré à Vitré, puis à Angers et enfin à Compiègne, il est déporté le 2 juillet 1944 par le tristement célèbre « Train de la Mort », puis interné au camp de concentration de Dachau. Mécanicien de profession, il est affecté au camp annexe d’Allach dès le 22 juillet 1944. Souffrant du typhus, il est renvoyé le 26 janvier 1945 au Revier de Dachau, où il est soumis aux expérimentations médicales de Klaus Schilling. Il subit une dissection après son décès le 22 février 1945.
Au cours de cette cérémonie, devant les porte-drapeaux, les représentants des associations mémorielles, les élus, les Combourgeois, les descendants des familles Guihard et Desrieux ainsi que les familles de déportés, réunis pour cet hommage, Bertrand et Sandra ont pris la parole pour retracer la vie et la déportation de leur arrière-grand-oncle et de ses camarades. Leur témoignage, ainsi que les cadres photos des déportés confectionnés pour l’occasion, ont permis de redonner un visage et une histoire à chacun des Combourgeois qui ont sacrifié leur vie au nom de la liberté. Une mémoire qu’il nous appartient de préserver précieusement et de transmettre à toutes les générations.
L’Amicale de Dachau s’associe pleinement à cet hommage rendu à Jules Guihard et, à travers lui, à tous les résistants déportés qui ont connu les souffrances du système concentrationnaire nazi.
Sandra CHELLOUG


25 avril 2026 à Segonzac

La cérémonie du 81ᵉ anniversaire de la libération des camps de concentration s’est déroulée le 25 avril 2026, en présence de Mme Marina Barbot, conseillère départementale de la Charente, de M. le Maire Laurent Georges, des autorités, des Anciens combattants, des sapeurs-pompiers, ainsi que d’un public nombreux, parmi lequel les élèves du lycée Claire Champagne et les jeunes du club de majorettes. Les nombreux porte-drapeaux présents ont également contribué à la solennité de l’événement.
Ce fut un moment de grande émotion, marqué entre autres par les lectures de Clarisse, Ombeline et Bertille, élèves de terminale au lycée Claire Champagne de Segonzac. Ont été notamment lus « Le Serment de Dachau », le poème « Au froid, à la faim, aux coups » de Micheline Maurel et un extrait du discours de Jean Lafaurie, notre déporté centenaire, prononcé lors des journées d’Eysses. J’ai eu l’honneur et l’émotion de lire ce dernier texte, qui a permis de rappeler les valeurs humanistes, le courage immense de chacun et l’engagement dans la Résistance.
La cérémonie s’est poursuivie par la remise de gerbes, réalisée avec la participation des jeunes Clarisse, Ombeline, Bertille et Valentine, venue de Charente-Maritime.
« N’oubliez pas les leçons de l’Histoire : elles vous aideront à trouver votre propre voie et seront nécessaires pour garder l’espoir d’un avenir meilleur. » Jean Lafaurie
En fin de cérémonie, notre porte-drapeau, Raymond Jubeau, a reçu des mains d’Alphonse Saint Marc, l’un de nos adhérents, la distinction récompensant 20 années de service, avec étoile dorée.

Félicitations et remerciements à Raymond et à Alphonse.
Michèle JUBEAU-DENIS
Photographies : Philippe Bellavoine, Danielle Varenne et Joëlle Eschenbrenner
81e anniversaire de la libération des camps de concentration à Cognac

La cérémonie du 26 avril, en présence de Madame la Sous-préfète, du colonel de la base aérienne Amaury Colcombet, de Monsieur le Maire Morgan Berger, des autorités, de nombreux porte-drapeaux, des Anciens combattants ainsi que de nombreux élus, a rassemblé la ville dans un profond recueillement afin d’honorer les déportés et les résistants.
Chacun a partagé ce moment de grande émotion. La cérémonie a été marquée par les lectures de Madame Jubeau-Denis, présidente de l’Amicale de Dachau Nouvelle-Aquitaine, avec un extrait du discours de Jean Lafaurie, ancien déporté de Dachau, prononcé à Eysses, ainsi que par les élèves de la classe Défense du collège Élysée Mousnier (texte de Geneviève de Gaulle-Anthonioz).
Le Chant des Partisans, le Chant des Marais et Nuit et Brouillard ont accompagné cet hommage, devant un public nombreux et recueilli.
Se souvenir… c’est ne jamais oublier.
Michèle JUBEAU-DENIS




























